Accueil > Actualités > Economie > Les acteurs de l’UE prennent position sur les négociations des accords UE- (…)

Les acteurs de l’UE prennent position sur les négociations des accords UE- Mauritanie

dimanche 4 mars 2012


En marge des négociations UE-Mauritanie pour le renouvellement du protocole relatif à l’APP, le Conseil consultatif régional pour la pêche lointaine (CCRPL) de l’Union européenne, composé de représentants de l’industrie et d’ONG, a fait parvenir ses commentaires à la CE.

Le CCRPL soutient le principe selon lequel les flottes de l’Union devraient accéder uniquement aux ressources halieutiques excédentaires qui ne peuvent pas être extraites par les flottes locales. Mais le Conseil est préoccupé par la concurrence croissante des autres flottes de pêche lointaine vis-à-vis de celles de l’UE pour l’accès à cet excédent : « Le CCRPL estime que, si la nature excédentaire d’une espèce est clairement prouvée, la priorité devrait être donnée à ceux qui pratiquent une pêche plus durable, et dans ce contexte le niveau de référence du calcul de la part d’accès de l’UE à cet excédent doit être basé sur le pourcentage représenté par la part de cet excédent ouverte à l’accès de sa flotte opérant sur toute la durée du présent Protocole. »

Le CCRPL a également mis l’accent sur le fait que, pour les autres accords, les discussions relatives à la part d’excédents potentiels à attribuer aux flottes de l’UE doivent être basées sur les meilleures données scientifiques disponibles relatives aux efforts de pêche cumulés de toutes les flottes.

Dans sa réponse, la Commission a souligné que, en ce qui concerne particulièrement les petits pélagiques, « tout accord devrait prendre en compte la situation réelle des stocks, la stratégie RMD et la part réelle de droits de pêche de l’UE (…) il est ainsi essentiel d’obtenir des garanties de la réduction de l’effort de pêche des autres flottes qui n’appartiennent pas à l’Union, conformément à une approche durable ».

La Commission a également souligné que « les captures locales, selon l’article 70 de la CNUDM, incluent celles effectuées en Mauritanie et dans les États côtiers dont la situation géographique les rend tributaires de l’exploitation des ressources mauritaniennes, par exemple le Sénégal ».