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La ministre sénégalaise de l’Elevage favorable à l’application des accords sur la transhumance avec la Mauritanie et le Mali
lundi 5 décembre 2011
La ministre sénégalaise de l’Elevage, Oumou Khaïry Guèye Seck appelle à l’application des accords sur la transhumance signés entre le Sénégal, le Mali et la Mauritanie respectivement en 2006 et 2005. Mme Seck s’est engagée à appliquer l’arsenal juridique du Sénégal concernant le cheptel.
Le ministre de l’Elevage, madame Oumou Khaïry Guèye Seck, a appelé, hier, à une application des différents accords sur la transhumance du cheptel signés entre le Sénégal et le Mali en 2005 d’une part et entre notre pays et la Mauritanie en 2006 d’autre part. C’était à l’occasion d’une réunion du comité paritaire relative à la mise en application des accords sur la transhumance Sénégal-Mali et Sénégal-Mauritanie. Ces accords visent à réglementer la transhumance entre ces différents pays, d’où la nécessité pour Mme Seck de rendre effective leur application.
Même au Sénégal, reconnaît le ministre de l’Elevage, il y a un arsenal juridique concernant le cheptel qui n’est pas appliqué, d’où son engagement à renverser cette tendance. « La transhumance engendre des conflits entre agriculteurs, éleveurs, populations autochtones et différents pays », a constaté le ministre. « L’analyse des déplacements des animaux, de leur rythme, leur régularité et leur amplitude constitue un point essentiel dans la dynamique de connaissance de l’espace pastoral », a reconnu Mme Seck.
Selon le ministre de l’Elevage, « ces déplacements constituent une alternative à la variabilité des ressources fourragères et répondent à une logique d’optimisation de l’exploitation des parcours, par le principe de réparation de la charge animale sur l’ensemble de l’espace pastoral ».
Santé animale et infrastructures hydrauliques
Cependant, note le ministre de l’Elevage, « cette mobilité, en plus des divers conflits qu’elle engendre, rend difficile l’accès des transhumants aux services sociaux de base, aux prestations de santé animale et aux infrastructures hydrauliques ». Mme Seck a aussi insisté sur la sécurisation de l’élevage pastoral. Le ministre du développement rural de Mauritanie, Brahim, M’Barek Ould Mouhamed el Moctar, a réitéré la détermination de son pays à jouer sa partition pour une vulgarisation des accords et de leur compréhension par les éleveurs et agriculteurs en vue d’une meilleure cohabitation.
Docteur Alphonse Témé, représentant du ministre de l’Elevage et de la Pêche du Mali, a prôné la sensibilisation pour que les acteurs concernés n’ignorent plus les contenus de ces accords. « La transhumance est une préoccupation majeure de nos pays », a ajouté M. Témé.
Elle est accentuée par les effets négatifs des aléas climatiques tels que les déficits pluviométriques, a-t-il ajouté. Il y a aussi la menace des maladies contagieuses, d’où la nécessité de la sensibilisation.
Source : journal sénégalais Le Soleil